105 - Partages de Annie et Godelieve
Annie du 07
Concernant les retombées du stage, je te remercie encore pour ton aide et tes propositions très pertinentes.
J'ai continué d'utiliser le mode de communication à voix haute et articulée dans différentes instances et réunions auxquelles j'ai pu participer. J'ai pu vérifier qu'en effet, je n'ai pas besoin de micro même dans une salle d'une centaine de personnes et même si l'acoustique ou la disposition de la salle est défavorable.
Les retours des confrères sont mitigés, la plus part du temps étonnés, certains admiratifs devant le soi-disant enthousiasme, d'autre effrayés devant la soi-disant colère. Chez moi rien d'émotionnel, en tout cas consciemment, uniquement l'intention de me faire entendre et comprendre par l'officiant de la "grand messe" .
Et de ce côté c'est plutôt réussi, et assez bizarrement j'ai pu constater 3 revirements successifs étonnants dans la bonne humeur la plus inattendue, chez d'importantes personnes plutôt désagréables habituellement ! Et ce avec une étonnante économie de moyens. Comme s'il suffisait juste de donner une impulsion, les autres parlant ensuite à ma place, disant "mon texte" sans que je leur demande rien ! Et souvent beaucoup mieux que je ne l'aurais fait moi-même.
Même constat, le volume en moins, avec mes enfants. Merci aussi à Joëlle, l'exercice EC8 dans la vie a très bien marché dans la pratique, surtout au début, surtout avec les 2 grands avec lesquels j'avais le plus de mal. Encore une fois, le plus étonnant est le plaisir, la bonne humeur mutuelle qui résultait de la communication, malgré, ou peut être à cause, de la grande économie de moyens. J'ai en fait très peu parlé... et c'est très reposant !
Avec la plus petite j'ai eu beaucoup d'émotions et de compréhensions déclenchées par la constellation familiale que j'ai faite avec Christiane à la fin du stage. J'ai déjà partagé ça avec elle. Je pense que le travail effectué va m'aider aussi dans mes relations masculines et avec ma mère.
Je vois aussi que les 2 stages précédents quoique passionnants n'ont pas été suffisants pour modifier durablement mes (mauvaises) habitudes de communication et que je traîne encore une multitude de programmes aberrants et périmés mais toujours très actifs. C'est pourquoi je suis très contente de commencer le PG, qui je l'espère sera fructueux pour moi et mon entourage.
Claude : Merci Annie du partage de tes succès.
Rappel d'une règle de base pour sa propre sécurité “ne jamais submerger les personnes de son entourage”... Sauf si l’on souhaite recevoir un retour de flux négatif !
Annie, il me semble que tu commences à avoir une très bonne maîtrise de cela.
Godelieve du Luxembourg
J'ai retiré du stage un plus grand calme intérieur et une plus grande clarté d'esprit.
Dernièrement un enfant (garçon) de 11 ans est venu me rendre une visite d'amitié avec sa maman. Il venait du médecin, car il avait une veine qui avait éclaté dans son poignet. Sa maman était inquiète. Je lui ai demandé ce qui se passait pour lui pour le moment. Il m'a immédiatement répondu que c'était à cause de son père et cela devant sa mère. Chose qu'il n'a jamais osé dire ouvertement. Donc conflit avec le père.
Depuis quand ? Depuis toujours.
Que se passe-t-il au juste avec ton père ?
Je ne me sens pas écouté ni aimé.
Dis-moi en plus ?
Là il me dit que rien ne va à l'école et qu'il se trouve trop gros.
Mais le problème principal reste le père.
Que peux-tu faire ? Me taire.
Je lui explique l'importance de terminer ses cycles (c.à.d. de terminer ses phrases avec ses parents) et l'importance de faire face (beaucoup de colère ravalée). Je lui propose d'écouter son père vraiment au point de pouvoir répéter ce que son père lui dit et d'accuser réception. Ensuite de dire calmement ce qu'il ressent également, quitte à devoir s'y prendre plusieurs fois s'il est interrompu.
Là-dessus la mère dit qu'elle répète deux, trois fois la même chose car elle ne reçoit jamais d'accusé de réception de personne et que si elle en recevrait elle ne se répèterait probablement pas. L'enfant se sent soulagé et décide d'appliquer cela. Il me dit que ce serait important que son père entende ce que je lui ai dit. Je lui ai parlé de compassion pour son père qui n'arrive pas à se gèrer et qui est diabétique. Et là il me dit qu'ils s'aiment mais ne savent pas se le dire.
Affaire à suivre.
Claude : Merci Godelieve pour ton partage. Je te souhaite plein de succès dans l’aide que tu peux apporter aux autres.
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La plus jeune dit soudain à sa mère qu’elle avait faim, et celle-ci lui répondit que leur destin était de naître dans la famine et de vivre et de mourir en ayant faim. Elle constatait simplement un fait, car sa voix ne contenait nulle trace de reproche, de colère ou d’espoir. Nous continuâmes à suivre la pente de ce sentier rocailleux.
Il n’y avait pas d’observateur qui les écoutait, les prenait en pitié et marchait derrière elles.
Ce n’était pas son amour ou sa pitié qui lui permettait de faire partie d’elles :
il (Krishnamurti) était elles ; il avait cessé d’être et elles existaient.
Elles n’étaient plus ces étrangères qu’il avait rencontrées sur la colline,
elles faisaient partie intégrante de lui.
J. Krishnamurti - Commentaires sur la vie
Il n’y avait pas d’observateur qui les écoutait, les prenait en pitié et marchait derrière elles.
Ce n’était pas son amour ou sa pitié qui lui permettait de faire partie d’elles :
il (Krishnamurti) était elles ; il avait cessé d’être et elles existaient.
Elles n’étaient plus ces étrangères qu’il avait rencontrées sur la colline,
elles faisaient partie intégrante de lui.
J. Krishnamurti - Commentaires sur la vie
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