104 - Partage de Laurent de Morangis 91
Je rejoins Hélène, Sylvie et Alain sur la mise en application des exercices que nous avons appris en stage dans les diverses situations quotidiennes et l'incroyable (normale que ce soit incroyable, puisque ce n'est pas une croyance ;-) LIBERTE à être ICI en toutes circonstances, autant que faire ce peut bien entendu .
Je me pose aussi la question concernant le devenir du P.G et la forme que prendront (ou pas :-(( ) les futurs stages de Claude .
A propos du "procédé de déstimulation" je vous fais part d'un questionnement qui m'est venu .
Je me suis dit, quelques jours après le stage, que ces séances de déstimulation n'étaient peut être pas si différentes du positivisme.
En comparant à une R.I.T, aux séances de "déblocage" ou de "rappel", avec des procédés précis et la volonté claire d'aller à la racine du trauma, j'ai eu le sentiment que la déstimulation pourrait parfois laisser un goût de pas fini, faire remonter une création indésirable et puis se faire croire que l'on va améliorer la situation en émettant l'intention de faire telle ou telle action pour aller mieux, d'où ma tendance à avoir comparé ce procédé à du positivisme dans le sens où je créé sur une création.
Je vous livre ce qui m'est venu par la suite, Claude me corrigera si besoin :-) .
Entre toutes ces pratiques, il y a un dénominateur commun et pas des moindre : le faciliteur , ce O , ce soleil qui m' aide à mettre mon attention sur la création, il est ICI imperturbable et me redonne inlassablement la consigne, la question qui me permettra de remettre mon attention sur la préoccupation de base et me recadre car j'ai tendance dans cet état de restimulation à partir dans tous les sens .
J'ai eu l'occasion sans l'avoir programmé à l'avance d'aider un ami qui était très désemparé par un chagrin d'amour. Il me racontait de manière compulsive ce qui n'allait pas pour lui et tout en l'écoutant en EC2, je lui ai posé la question : "qu'est-ce que tu ressens ......... ?" plusieurs fois avant qu'il ne puisse réélement y répondre ........ " quelle est l'émotion qui est présente ?" ......... "qu'est ce qui est le plus difficile?" plusieurs fois etc........ son débit était beaucoup moins speed, il n'était pas étonné de mon attitude "statique" et "présente", au contraire je sentais que ça le mettait en confiance .
Puis "qu'est ce que tu comptes faire pour améliorer la situation ?" ; là j'ai encore été surpris par ça réponse qui était très proche du triangle communication, compréhension, affinité. Je précise qu'il ne connait pas la voie directe. Il comprenait que la communication serait bénéfique pour qu'il puisse comprendre et être compris et se sentir mieux .
Un autre point qui se retrouve aussi bien en R.I.T qu'en destimulation, est de terminer la séance sur un succés, un mieux être .
En fait il n'y a pas beaucoup de différence entre ces 2 procédés. Est-ce que après tout la seule différence est que si l'on s'en tient à une déstimulation la séance est tout simplement plus courte ?, sachant que si c'est opportun elle peu très bien évoluer en R.I.T (?) .
Une destimulation comme son nom l'indique n'est pas une décréation mais si le faciliteur sent que l'observateur peut contacter une racine pourquoi s'en priverait il .
Voilà, ce n'était que le récit du cheminement d'une réflexion, avec quelques compréhensions et peut-être aussi quelques confusions .
Encore un "immense " merci à Claude et à Christianne pour leur générosité dans une de ses déclinaisons la plus noble : donner de son temps pour aider d'autres personnes à être plus libres, responsables et maîtres de leur destin .
Point de vue de Claude
Merci Laurent pour ton partage et l’aide que tu as pu apporter à ton ami.
Concernant la question “le devenir du P.G et la forme que prendront (ou pas :-(( ) les futurs stages de Claude”
Il m’est certainement possible de te faire part de mon point de vue mais il me semble que je comprends pas totalement ta question.
La question “ces séances de déstimulation n'étaient peut être pas si différentes du positivisme”... Je peux y répondre.
La dé-cration (et aussi la destimulation qui est une dé-création partielle) est le chemin qui mène de l’existence à la non-existence, au Non-duel, à la Conscience-Source, au Soi. C’est le chemin du Bouddha, et c’est aller en direction du Nirvana, du 0, du Rien !
La création est le chemin qui mène du nirvana, du Non-duel... à l’existence dualiste. C’est le chemin de l’Avatar, le chemin du "dieu-créateur" créant son ciel et sa terre.
Pour créer, j’émets une intention + un concept. L’intention est la particule de Vie qui va féconder le concept et lui permettre de prendre forme. À partir de “rien” je donne naissance à quelque chose. C’est un flux qui part de moi (ou du Soi) et qui va s’incarner dans le monde en tant que réalité pouvant être expérimentée. Je peux ressentir et faire l’expérience de cette création dans mon propre univers d’abord et éventuellement dans le monde des autres ensuite, et dans l’univers physique s'il y a réalisation.
Toutes les créations que nous expérimentons ont été créées “basiquement” de cette façon, que ce soit notre voiture, notre maison, notre repas ou l’amour de notre vie... L’intention est la volonté de faire des actions dans l’objectif d’avoir quelque chose (une relation par exemple) et d’être quelqu’un (un amoureux ivre de désir, par exemple)
Pour dé-créer, je mets mon attention sur la réalité “indésirable” et j’en fais l’expérience avec l’intention de la comprendre et l’aimer. Le terme comprendre veut dire “en faire l’expérience” (prendre avec soi). L'attention neutre quand elle est posée sur une réalité a la propriété de “dissoudre” cette réalité par intégration. Peut être que nos amours ne durent pas, simplement parce qu’en les aimant nous les "usons" ou nous les intégrons et... les “dissolvons” :-)
Quand je mets mon attention sur un traumatisme ancien en vue de le comprendre, j’en fais l'expérience ce qui veut dire que je ressens la création. Faire l’expérience c’est laisser la réalité du livre de mon existence se “révéler” à moi exactement comme n’importe quel livre que je lis ou film que je regarde. Quand j’ai fait l’expérience de ma création, que j’en ai ressenti l'énergie (les émotions) cette création est vidée de sa substance et il n’y a plus de possibilité qu’elle me fasse souffrir.
Si nous étions assez sages et avions assez de “vraies” connaissances, nous devrions marcher d’abord sur le chemin du Bouddha = dé-création (faire de l'espace) - puis sur celui de l’Avatar = création (Bouddha et Avatar étant des symboles).
Mais dans notre ignorance nous ne savons pas quoi faire pour éviter la souffrance et nous avons tendance à créer positivement “par dessus” les créations négatives afin de les cacher (dans le pardessus). Et bien cette façon ne fait que renforcer la souffrance. Et ce n’est pas le chemin que je préconise à mes amis (ni à mes ennemis :-)
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