105- Partage de Edith - Bruxelles

Publié le par Claude Louis


 
Une semaine depuis mon retour et je peux vraiment dire que dans ma vie il y a un avant et un après ce stage de 15 jours ! Je le constate presque à chaque moment. Il y aurait sans doute beaucoup de choses à partager... mais je n'ai pas encore eu beaucoup d'occasions de pratiquer.
 
Je choisis aujourd'hui 2 ou 3 choses. Depuis le stage j'ai un peu retrouvé mon point cause perdu il y a longtemps. Certaines personnes me "promenaient" à leur gré dans le dialogue, je me laissais souvent faire - jusqu'à ce qu'une colère, intérieure et extérieure, éclate en moi - sous prétexte de ce que je croyais être une de mes qualités : la gentillesse ! J'ai fais plusieurs fois l'expérience de mener le dialogue en posant l'une ou l'autre question et revenant dessus jusqu'à ce que je reçoive une réponse comme pendant le stage. Une fois j'ai même réussi à ce que ce soit très naturel. Un interlocuteur intrigué mais intéressé et heureux, me semble-t-il. Je perçois déjà que les relations vont s'améliorer et que je pourrai sans doute ainsi mieux aider. 
 
Pendant le stage un vieux souvenir est remonté où enfant il avait fallu que je cache que je ne savais pas (on m'avait inutilement fait sauter une classe !). J'ai remarqué que je reproduis régulièrement la même situation. Ainsi je travaille depuis 3 ans avec des amis scientifiques sur un sujet difficile. Chacun à tour de rôle peut présenter une partie du sujet retenu pour notre réunion. Je me suis toujours débinée sous prétexte que les autres (médecins, ingénieurs, scientifiques...) étaient plus capables que moi qui n'ait aucune formation scientifique. En réalité pour cacher mon manque de compréhension approfondie du sujet. Lors de notre réunion vendredi, j'étais bien "ICI" et je me suis entendue proposer de diriger la prochaine réunion ! Panique le lendemain matin ! mais la prise de conscience du mécanisme m'a fait sourire. Il me faudra faire un vrai travail  mais en étant bien dans la présence, avec attention et intention j'en suis capable.
 
Le soir, en me couchant j'essaie de m'endormir en étant bien ICI. Je constate que non seulement je dors mieux mais j'ai plus de facilité à me rendormir après les réveils au cours de la nuit. Ce qui m'a surpris c'est ce qui est arrivé il y a quelques jours. Ce matin là en m'éveillant c'est comme s'il y avait une nouvelle connaissance de moi-même. Elle était là... comme si elle m'attendait. Du vraiment neuf ! Une conscience nouvelle sur une habitude ancienne !
 
Je continue à pratiquer un peu chaque jour les différents ECs du stage, dans la vie bien sûr mais aussi en exercice. L'EC04 retient particulièrement mon attention en ces jours. J'y trouve une amélioration de ma présence et de mon attention ainsi que la conscience des cycles. Fruit inattendu : une nouvelle saveur pour les mots dans un livre de littérature poétique...
 
Un gros souci est arrivé hier, je constate que depuis c'est bien plus difficile d'être ICI...un vrai challenge !
 
Merci pour ton avis Claude.
Et merci à tous les amis qui ont déjà partagé leurs expériences.
 
Avec reconnaissance,
Edith


Claude.
Merci Edith pour ton partage.
Et bravo pour ta persévérance.

Pour le “gros souci” qui est arrivé dans ton existence, il suffit que tu m’en parles pour que je te donne mon point de vue. Et tu peux noter “confidentiel” et dans ce cas je te répondrais personnellement.

 
 
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La douleur résulte d’un choc, c’est l’ébranlement momentané d’un
esprit installé, ayant accepté la routine de la vie.

Quelque chose survient — une mort, la perte d’un travail, la remise
en question d’une croyance privilégiée — et l’esprit est perturbé.

Mais que fait l’esprit perturbé ?

Il essaie de retrouver une tranquillité, il se réfugie dans une autre croyance,
dans un travail plus sûr, dans une nouvelle relation.

Les vagues de la vie reviennent bientôt briser ses protections
et l’esprit doit alors mettre en place de nouvelles défenses.

Et cela continue de la même façon.

Ce n’est pas une façon de faire très intelligente, ne trouvez-vous pas ?

J. Krishnamurti
Commentaires sur la vie Tome 3,
 Chapitre 36 Le voyage sur une mer inconnue



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