56 - La relation et les cycles

Tout cycle a un niveau physique et un niveau mental/émotionnel.
Ce qui veut dire que nous pouvons mettre fin “physiquement” a une relation sentimentale, mais si nous ne mettons pas fin à sa contre partie mentale et émotionnelle alors ce cycle n’est pas vraiment terminé.
Il y a plusieurs façons de “tenter” de mettre fin à un cycle.
- Fuir. Vivre seul est une des solutions.
- Attaquer. Il y a peu de vraie relation quand l’autre est au tapis ! – mais ne pas attaquer veut dire que je peux m’attaquer moi-même pour m’empêcher d’attaquer !!!
- S'effondrer. Mourir un peu ou... beaucoup.
Évidemment, aucune de ces façons n’est la bonne, mais chacun fait ce qu’il peut selon son conditionnement.
La meilleure façon est de faire face à la situation et décider en accord avec l’autre de la fin du cycle physique.
S’il y a un bon accord pour les deux partenaires certainement le cycle mental/émotionnel se terminera. S’il n’y a pas d’accord, ce cycle mental survivra et conditionnera la re-création d’un cycle physique similaire. Cela fait le bonheur des divers sites de rencontres :-)
Pour qu’il y ait accord, les deux parties devront ouvrir divers cycles de communication afin de clarifier leurs points de vue. Et là, très souvent, commence l’enfer des “TU as fait cela... TU n’as pas fait cela... TU... TU... TU... TU..”.
Tous les reproches que nous souhaitons que l’autre entende, mais que nous-même nous ne pouvons pas entendre de l’autre. C’est l’enfer !!!
Que faut-il faire ?
À part les trois mouvements de l’existence pour tenter de survivre (fuir, attaquer, mourir), il serait souhaitable de trouver un bon faciliteur qui puisse écouter et permettre la “décharge émotionnelle” de tous les “TUS...”, avant de tuer l’autre ! Et ensemble vous tenterez de trouver la racine de cette difficulté en allant à des incidents antérieurs et similaires.
Mais la question est, où le trouver cet oiseau rare, ce faciliteur ?!
Dans une relation, il n’y a en principe que du bon chez l’autre quand cette relation commence, et que du mauvais quand cette relation se termine. C’est très dualiste.
Bien sûr, ce qu’on considère comme bon et mauvais chez l’autre est très relatif. Cela devrait nous permettre de nous interroger sur le contenu de nos croyances invisibles, mais c’est assez difficile à examiner seul, à cause des charges émotionnelles trop débordantes.
Quand une relation commence, nous ne voulons voir chez l’autre que le bon côté, car nous voulons absolument avoir cette relation, nous en avons besoin. Oui, nous avons besoin de l’autre. Mais, me direz-vous, où est l'amour dans tout cela ? Je me le demande !
Et dans notre besoin parfois urgent à satisfaire nos besoins... nous ne sommes pas très “regardants”. Si l’ensemble ne nous convient pas parfaitement, si les points de vue de l’autre ne s’accordent pas totalement avec les nôtres nous tentons de ne pas les voir, et cela fonctionne assez bien... au dévut !
Évidemment, il y a le réveil et les désaccords qui arrivent. Les besoins de l’homme et de la femme ne sont pas forcément les mêmes.
Mais il y a un bon côté à tout cela.
Le premier est que toute relation débutante a la saveur du renouveau, un beau printemps fleuri et la promesse d’un été torride !
Puis vient l’automne avec ses feuilles mortes qui tombent et la mélancolie d’un amour déçu. Mais il y a encore de belle couleurs.
Et enfin arrive l’hiver avec son vent froid et le gel qui endolorit nos articulations émotionnelles. C’est la tristesse de la fin !
Ces douleurs d’un cycle qui se termine mal nous obligent à revoir le contenu de notre conscience et à admettre que, s’il y a bien un problème chez l’autre, il y a en a surtout un chez nous (au moins celui de la souffrance).
Et alors, commence un travail sérieux de clarification qui peut déboucher sur le pardon que l’on peut s’accorder à soi-même (et aux autres) et sur un amour véritable envers soi et les autres.
Questions et partage de Jacques de Nancy.
(réponse de Claude ci-dessus)
(réponse de Claude ci-dessus)
Terminer ses cycles ?
Il m’avait semblé que je mettais fin à mes cycles, quand je mettais fin à mes relations sentimentales. J’avais remarqué que je ne faisais que déplacer le problème rencontré ; mais je me rassurais en trouvant toujours de nouveaux prétextes. J’avais toujours de très bonnes raisons de mettre fin à la relation. (Mon fils, la distance, pas assez câline, trop autoritaire, trop ceci, trop cela…)
Maintenant il me semble que dans ce cas, c’est de la fuite, et non une fin de cycle ??
C’est sans doute pour cela que les chrétiens refusent le divorce ?
Dans la relation d’un couple, nous serions donc dans le triangle, Fuir, Agresser, ou faire face?
Le dicton (il vaut mieux vivre seul que mal accompagné) serait donc faux ?
Cela me donne de nouveau l’envie de vivre seul, mais en même temps je ne veux pas fuir, et faire face. Vaste programme ?
En écrivant ses lignes, je trouve un autre prétexte, (j’ai choisi trop vite, sans prendre le temps de peser le pour et le contre, ce que je pouvais accepter de l’autre, et ce que je ne pouvais pas accepter). Si j'ai choisi trop vite, dans la précipitation, est-ce une bonne raison de mettre fin à une relation, ou est-ce encore de la fuite ?
Serais-tu d’accords de développer ce sujet ?
Merci pour l'attention que tu voudras bien porter à mes questionnements.
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