47 - Nous devons “lâcher”... et nommer les choses

Publié le par Claude Louis


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Pour avoir une salade dans notre jardin nous devons “lâcher”...

la graine de salade, nous devons la mettre dans la terre. Si je ne la mets pas en terre, elle ne poussera pas, c’est très logique. Nos graines spirituelles qui ont pour but de créer des réalités doivent être aussi “lâchées ” dans la terre de l’Esprit (le champ de force de l’humanité) afin qu’elles poussent.


C’est la terre qui fera pousser la salade, c’est l’Esprit du monde qui fera pousser la graine de réalité humaine.

La graine de salade ou n'importe quelle autre graine sensée donner une réalité, doit être lâchée, mais en plus il faut quand même s’en occuper un peu de temps à autre.

Par exemple, il faut commencer par nettoyer le terrain (enlever les “mauvaises herbes”) où sera semée la graine de salade.
Idem pour une graine “réalité”, et ce nettoyage de terrain s’appelle chez nous “clarification” des créations indésirables. Ces créations passées (cycles non terminés) risqueraient d’agir comme de mauvaises herbes et étoufferaient les nouvelles graines.

Il faut aussi arroser et donner de l’engrais à cette petite graine de salade, ce qui veut dire la faire boire et manger. Idem pour une graine de “réalité”, nous devons nous en occuper un peu. Il faudra certainement ouvrir des lignes de communication avec les autres personnes (la réalisation de nos objectifs passe la plupart du temps par les autres) et dans ce cas il vaut mieux avoir pratiqué les exercices du cours de communication de La Voie Directe !

Dans tout cela il n’y a pas de lutte, mais simplement de la communication avec soi, avec son environnement et avec les autres, donc de la clarification, puis de la compréhension et de l’accord ce qui permettra certainement de continuer à mettre des intentions sur ce que l’on souhaite (inconsciemment – cela fonctionne en “tache de fond”, comme en informatique), ainsi que de l’affinité qui agira comme un accusé de réception, un remerciement, une action de grâce.


Nommer les choses...

après les avoir observées est tout naturel et si le concept émis limite l’observation ou amorce un jugement cela ne provient pas du concept lui-même, mais de l’identité qui observe. Alors, observe les diverses facettes de cette identité et  demande “qu’est-ce que c’est ?
La réponse : C’EST.... !


Nommer la réalité c’est simplement étiqueter un niveau de cette réalité sans jugement, en attention neutre, telle que nous croyons qu’elle est. Il est préférable de nommer clairement une réalité plutôt que de dire “truc ou machin”.

Ne pas oublier que les réalités spirituelles et physiques ne sont que des informations mentales au départ (quand nous disons “dieu”, qu’est-ce, sinon un concept mental !). Ces concepts peuvent se cristalliser et devenir les réalités physiques. Nommer avec précision les choses permet de créer notre réalité, notre existence, mais permet aussi de dissoudre, décréer notre passé indésirable.
“Que souhaites-tu dé-créer ?”
C’EST... !


Les concepts ne sont qu’un niveau de la réalité, l’autre niveau très important est le ressenti que nous pouvons en avoir. Le ressenti se fait sous forme d'impression (onde), sous forme d’émotion (énergie), sous forme de somatique (masse). Nommer se fait au niveau du créateur (et dieu nomma tout chose – la genèse) qui s’en sert pour créer les réalités, mais cela pourrait aussi être le niveau de l’expérience et de la dé-création. Nommer permet dans une séance de dé-création d’orienter son attention sur des “inconnus” et d’avoir des réponses.

Observe... = qu’est-ce que c’est ? -
C’est... !

Comprendre (qu’est-ce que c’est ?), prendre avec soi, c’est aimer ( C’est... !).
Cet amour qui est le résultat de la compréhension (comprendre = prendre avec soi) permet l’annulation totale de la loi de cause à effet, annule son karma, dissout les dettes de son passé.


Donc, l’exercice suprême pour se préparer à rencontrer les démons de son passé se déroule ainsi :
Mettre son attention sur... et voir une forme
Ressentir les impressions de cette forme (percevoir son essence)
Nommer  cette forme (c’est comme la baptiser !), et c’est une sorte de communion avec tout ce qui est.



QUESTION-RÉPONSE

Roselyne de Bretagne

Toujours un grand merci pour tes lettres régulières qui ouvre la compréhension...

Au cours de ma vie, je remarque que les intentions qui me sont les plus chères ne se réalisent en fait qu'une fois que je les "oublie" en quelque sorte, c'est à dire que je n'y pense plus, que je lâche prise totalement, mais je sais qu'elles sont toujours au fond de moi (comme une pensée bien enracinée). En fait je fais confiance à un "champ infini de possibilités" (Dieu peut-être sous d'autres formes de croyance) qui me permet de laisser tomber les notions de délais et de volonté qui font qu'avant je luttais souvent pour obtenir quelque chose mais en fait, n'obtenais pas grand-chose ou pas ce qui me convenait... en lâchant prise, par contre, mes intentions se réalisent souvent de manière inattendue et adéquate (temps, espace et forme)... aurais-tu une explication à cela ?

Etant de nature assez contemplative, je pratique au quotidien cet exercice de présence par l'observation de l'environnment, par contre je m'abstiens de nommer les choses car j'ai remarqué que le mot émis en pensée enferme aussitôt l'objet dans son "concept" et limite donc l'observation ou amorce un processus de jugements (couleurs, formes etc...) qui entre alors plus dans le domaine mental que dans l'attention sensitive... ai-je tout faux ?

Claude.
Réponse ci-dessus.


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