66 - Faire face à la réalité

Publié le par Claude Louis

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Être auto-déterminé,
déterminé par soi même.

On ne peut être source de son existence
que dans la mesure où l'on est capable d’observer les
situations telles qu’elles sont et non pas telles qu’on veut se les faire croire !

Ce qui veut dire que l'on doit être capable de faire face à la réalité telle qu’elle est.
Pour cela l'entraînement à être présent et à faire face est indispensable.
Dans les stages pratiques, c’est ce que nous développons.

Claude Louis



Un excellent partage de Gérard de marseille

bonjour Claude,

je voudrais apporter mon point de vue à Laurent à propos des "formes mentales"  et en complément de ce qui a été dit concernant sa question : "Si j'émets une intention de faire une nouvelle recette de gâteau, je la crée d'abord dans mon univers (mental) puis ensuite je la concrétise dans l'univers physique, mais avant qu'elle ne se concrétise quelle forme avait-elle ? la forme d'un gâteau (fantôme :-)) ?"

Notre cerveau organise ("structure", codifie) la réalité selon nos 5 canaux sensoriels. Je m'explique:

Nous percevons "fondamentalement" celle-ci en effet à travers une véritable grille sensorielle de codage et décodage qui, comme chacun le sait, est universelle, d'un bout à l'autre de la planète en tout cas! :-)

Nous appellerons par commodité ce "filtre" sensoriel : le "VAKOG" (avec V comme visuel, A comme auditif, K comme kinesthésique et O comme olfactif et G comme gustatif.). Ainsi le "VAKOG" pourrait bien représenter l'expérience sensorielle primaire, le fondement, de notre expérience subjective (de notre représentation mentale de la réalité du moment).
 
Chaque représentation mentale, pour autant que tous nos canaux dits sensoriels soient en "bonne santé",  est ainsi composée schématiquement des 5 éléments sensoriels.
Le "VAKOG" MET EN FORME pourrait-on dire ce que nous pensons et ressentons ; c'est la structure même de notre représentation mentale à un instant donné. Cependant, nous ne sommes pas conscients habituellement de tous les éléments sensoriels qui composent celle-ci, tout au plus 1 ou 2, selon les canaux que nous avons l'habitude d'utiliser  dans telle ou telle circonstance.
Très simplement donc et sans entrer dans les détails (car il y en a ! :-)) nous serons donc dans certaines circonstances plus attentifs à "l'image" ,d'autres fois au "son", ou au "toucher" ou à "l'odeur" ou au "goût" qui composent notre expérience subjective (notre représentation mentale).

Ainsi la "forme mentale" que nous privilégions, dans une situation donnée,  pourra être à prédominance visuelle ou auditive ou kinesthésique ou olfactive ou gustative selon le degré de conscience que nous en avons sur le moment.

C'est pourquoi la recette du gâteau avant qu'elle ne se concrétise et qu'évoque Laurent aura, pour certains, la FORME d'une image (canal V privilégié: l'image du gateau par exemple), pour d'autres celle d'un son (canal A: musique, exclamation, discours interne du genre "hum j'aime çà", un bruit de cuisine, etc..), pour d'autres celle d'une saveur (canal G) ou d'une odeur (canal O) ou même celle de la sensation "manipulatoire" :-) de tel ou tel ingrédient qui entre dans sa composition par exemple (canal K)...

Et plus généralement, pour terminer de répondre à Laurent, la forme mentale que peut prendre une croyance ou une idée c'est celle que nous impose le canal sensoriel que nous privilégions dans la circonstance ou situation donnée en rapport avec cette croyance ou cette idée.
La forme mentale est donc ici comme un "objet"  qui s'apparente à la représentation mentale sensorielle "VAKOG" que nous en avons.
Pour en être vraiment conscient, il faut le plus souvent partir (mettre son attention sur) de ce qui est là présent à notre conscience (une émotion, une idée (concept), une croyance, un phénomène), c'est à dire partir de la réalité en question, et remonter jusqu'à "l'objet"  VAKOG pour l'explorer en toute conscience, ce qui veut dire  en entrant (littéralement) dans la forme, pour la "respirer" en quelque sorte et s'y identifier jusqu'à ses limites extrêmes  et jusqu'au ressenti.
C'est un véritable ACTE PHYSIQUE que nous devons poser à chaque fois.
Quoi de mieux donc pour s'y entraîner que de commencer à le faire avec  un "bon-objet-physique-bien-délimité" :-) comme le suggère notre ami Claude?.

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