61 - Causerie - stage fin juin

Publié le par Claude Louis


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Retranscription d’une causerie
par Isabelle


Stage Présence de fin juin 2007


 Il n’y a nulle part ailleurs où aller, car ce monde est le tien, ce n’est pas le monde des autres… !
Tout vient de ton univers intérieur.
Claude

Comprendre.
Avant d’avoir un corps, vous êtes un Etre. Et un Etre ça ne gigote pas, car un Etre, c’est un Statique de vie. C’est ICI et ça ne bouge pas.

Mais aujourd’hui nous sommes, je suis... un corps, et les corps bougent ! Il va donc falloir essayer d’équilibrer le mouvement et le Statique.

Quand j’étudie quelque chose, je dois avoir l’aptitude d’être présent à cette étude. C’est le manque de présence qui va faire que je ne comprends pas. Et cette non compréhension restimule de vieilles créations non terminées, non comprises. Cette restimulation va se manifester très souvent par du mouvement compulsif.
Donc pour ne pas être restimulé, c’est simple : COMPRENDS !

Quand vous comprenez les choses, vous êtes ICI, vous êtes vivants !
La compréhension c’est de l’amour en bouteille… Mais le problème de la compréhension c’est qu’au moment où vous ne comprenez pas, vous ne voyez pas que vous ne comprenez pas ! Et c’est ça qui créé la restimulation. Pouvons nous prendre conscience de nos restimulations ?

Quand je ne comprends pas les choses, ce sont simplement des mots que je ne comprends pas. Alors il faut, par exemple, prendre un dictionnaire pour comprendre les mots, cela est relativement simple.

Si j’ai compris les mots mais que je ne comprends toujours pas, alors, c’est que je manque de masse. La masse nous permet de faire l’expérience (on fait des démonstrations avec des petits objets par exemple) et d’avoir ainsi le côté pétillant de la compréhension. Car la compréhension nous donne de l’énergie. C’est de l’expérience, du FAIRE, c’est MAINTENANT. Et c’est ce qui nous permet de comprendre le mode d’emploi.

Si vous n’avez pas assez d’informations ou que vous ne comprenez pas, vous ne resterez qu’à la périphérie des choses.

L’information ne vous fait pas être au cœur de la réalité, mais vous donne véritablement le mode d’emploi, le chemin pour y aller et pour en sortir. Et quand vous avez dérapé, comme vous avez le mode d’emploi, vous savez pourquoi vous avez dérapé.

Dans ce stage, le premièr objectif est d’apporter de l’information pour que vous ayez le mode d’emploi.
Sauf que le mode d’emploi pour ouvrir la boîte de petits pois ne vous fait pas forcément ouvrir la boîte de petits pois ! Car même en ayant le mode d’emploi, vous pourriez ne pas avoir l’aptitude pour le faire.

Donc le second objectif sera de développer ses aptitudes.

Suite dans le prochain bulletin...



Partage de Gérard de Marseille


Merci pour ta réponse et la mise au point sur l'éveil  à ne pas confondre effectivement  avec "l'existence éveillée" qui mérite bien à mon sens l'appellation de "chemin spirituel"; chemin que doit alors construire celui qui décide de vivre avec la découverte qu'implique l'éveil.

L'éveil c'est donc VOIR seulement que nous sommes au centre de nous mêmes une Vacuité sans forme et auto-consciente, en même temps que capacité infinie d'accueil pour tout ce qui arrive tel que cela arrive (sans discrimination) .
ÊTRE CELA c'est bien l'affaire d'un instant !

L'existence éveillée est plutôt l'affaire de toute une vie! et c'est 1-VOIR ce qui arrive "d'une certaine façon" (selon le mode "éveillé" dirait La Palice  :-)!) 2-pour le COMPRENDRE et 3-AGIR si nécessaire et possible:
1-VOIR VRAIMENT ce qui arrive (non penser-voir):
Pour voir vraiment ce qui arrive tel que cela arrive et non penser le voir à travers le prisme déformant de l'esprit (du mental) il faut donc  ÊTRE CELA que nous sommes vraiment.

2-COMPRENDRE ce qui arrive:
Pour comprendre ce qui arrive il faut  l'expérimenter  et pour expérimenter il faut je dirais être encore "CELA" QUI S'IDENTIFIE à "QUELQU'UN" pour la circonstance.
En effet, cette compréhension là (issue du VOIR et non du penser-voir) porte en elle même le germe de ce que nous voulons VRAIMENT et que parfois nous ne savons pas (nous n'en prenons pas conscience). Ce germe pourrait bien être ce que nous pouvons appeler "l'intention primaire" qui ensemence notre esprit pour initier un cycle d'activité (être-faire-avoir): l'intention porte alors en elle même l'identité spécifique qui va la  prendre en charge et jouer le rôle pour tenter de la satisfaire. Le succès de cette tentative va dépendre de notre "savoir faire" pour "jeter un pont" entre le monde privé  et public et pour gérer les "intentions secondaires" que cela va susciter).

3-et AGIR sur ce qui arrive:
éventuellement pour le MODIFIER quand cela est possible (possibilité de jeter un pont entre le monde personnel et privé de notre esprit (mental) et le monde public que nous partageons avec les autres, pas toujours compatibles), ou l'ACCEPTER dans le cas contraire (en cas d'incompatibilité insurmontable).
Pour agir il me paraît donc aussi important de reconnaître "celui qui est juste pour la circonstance": cela revient, en pratique, à s'aligner sur l'intention pour décider "qui"  (quel individu, quelle identité spécifique,  quel acteur) "JE" devrais être  pour satisfaire cette intention? Et c'est là tout le travail que nous avons à faire sur nos CROYANCES: croyances sur notre environnement, sur l'action que nous voulons y déployer, sur les affirmations qui les soutiennent, et sur l'identité qui s'en dégage .
Et comme tu l'a écrit quelque part me semble t-il, souvent quand l'être (ce que nous décidons d'être et à ne pas confondre avec CE que nous sommes vraiment) et l'avoir (ce que nous décidons d'obtenir pour satisfaire l'intention: les objectifs ) sont bien définis, le faire (ce que nous décidons d'accomplir pour atteindre nos objectifs) s'impose à nous de lui même.

Nous comprenons alors que nos actions et donc le monde dans lequel nous vivons ne dépendent que du VOIR : VOIR CE qui voit vraiment   et VOIR ce qui est, à partir de CE qui voit vraiment.
Et c'est sur ce VOIR que repose notre responsabilité de COMPRENDRE et D'AGIR, et ainsi de bâtir notre monde pour qu'il soit en harmonie avec CE que nous sommes vraiment, en préservant l'équilibre universel (entre tout ce qui entre en existence).

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