31 - Cause/effet

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Le futur pourrait être conditionné par le passé.

Quand notre passé est positif, notre futur aussi aura tendance à être positif. Quand ce passé a été négatif, la tendance de notre futur sera d’être aussi négatif.

Est-ce irréversible et comment se fait-il que ce soit ainsi ?

Quant une mauvaise expérience se présente, ce qui veut dire dans la plupart des cas une expérience douloureuse, il est possible que l'on refuse de faire totalement cette expérience ou que la faire totalement soit impossible, parce que trop douloureuse, ce qui est évidemment pareil. Donc le cycle commencé n’est pas terminé et il se représentera dans notre futur ou plus exactement cette expérience se représentera dans un nouveau “présent”.

Pour bien comprendre cela, nous devons être conscients de la loi cause/effet.
Une cause extérieure produit un effet sur moi, par exemple, je suis bébé et je reçois une fessée. La cause peut être ma mère, un peu énervée par mes pleurs qu’elle ne comprend pas et pour “soulager” sa “restimulation” qui se manifeste en elle sous forme d’énergie, elle déverse les effets qu’elle subit (ces énergies dont elle ne sait pas quoi faire) sur moi sous forme de fessée.

Pour elle cela va peut-être mieux parce qu’elle a “dramatisé” sa restimulation, elle en a évacué l’énergie négative. Mais moi qui aies reçu cette énergie, je ne me sens pas très bien, et si je pleurais à cause d’un manque quelconque je ne serai pas calmé, bien au contraire. Dans cet exemple, soit j’arrive à intégrer les effets de la fessée et je redeviens un point cause plus fort parce que nourri par ces énergies, soit cela ne m’est pas possible et je dois encapsuler (refouler, oublier...) ces énergies “antisurvie ” pour tenter de continuer à survivre.

Dans le premier cas, le cycle est terminé par une intégration de l’énergie qui me nourrit. Dans le second cas, le cycle est mis en attente dans une zone de la conscience que nous “rendons” inconsciente (nous appelons cette zone “le Réseau”) et il devra être terminé plus tard. Mais plus tard, c’est quand ?

Si dans votre quotidien vous avez beaucoup de “présents” indésirables, vous endurez diverses difficultés qui vous font dire que vous n’avez pas de chance ou que dieu vous a abandonné, ou que les gens sont méchants... peut-être que ce “plus tard” est arrivé dans votre présent. Alors si vous pouvez vraiment voir et faire l’expérience de ce qui EST, vous découvrirez le cadeau (le présent) que La Vie vous offre !

Bien sûr, les êtres humains qui tentent de ne pas payer leur dette ont inventé diverses stratégies pour encore remettre à plus tard (ainsi, le temps et l’énergie sont créés !).

La pensée positive est une des stratégies, mais si dans certains cas elle soulage le présent, elle n'annule pas le point cause qui se trouve en nous et qui tente de produire des effets par divers moyens. Tout cycle commencé se doit d’être terminé.

Percevoir le cadeau dans l’expérience qui se trouve dans “le présent”, serait d’être conscient que je suis effet d’une situation que je préfère ne pas subir, mais qu’elle est là, c’est un fait et il n’y a nul endroit où aller pour échapper à cette situation !
 
Dans ce cas il y a encore deux choix. Soit refuser à nouveau l’expérience et elle se représentera plus tard, dans un nouveau présent, mais en attendant elle continuera à nous soutirer des “unités d’attention ou de conscience”, et à produire des effets indésirables (les cycles non terminés et chargés forment des points causes invisibles en nous). Soit la terminer et dans ce cas les effets de l’expérience nous nourrissent, nous font grandir et nous permettent de retrouver notre point cause initial.

Comprenez-vous comment cela fonctionne ?

Alors si quelque chose ne va pas actuellement dans votre existence, pouvez-vous percevoir “qu’il pourrait" y avoir un cadeau ?

Et dans ce cas peut-être que l’expérience serait beaucoup moins douloureuse que la pensée... le pense !
Mais oui, est-ce que la pensée dans certains cas n’ “exagèrerait” pas un peu !

Et puis si je vois vraiment que je ne peux absolument pas échapper à l’expérience, qu’elle se représentera inévitablement dans un futur plus ou moins lointain, que ni la mort ni l’oubli ne la feront disparaître (si vous oubliez vos créations... vos créations ne vous oublient jamais), alors je peux commencer à lui faire face et m’apercevoir que le simple fait d’être disposé à lui faire face restaure mon propre pouvoir, restaure le point cause que je suis fondamentalement et que les effets que je peux accepter sont beaucoup (beaucoup) moins douloureux que je le pense.

Claude Louis



QUESTION - RÉPONSE

Christian - Rennes (35)

Dans le chapitre 30, tu dis : dans ce cas vous voilà avec une ou plusieurs créations indésirables que vous devez accepter. Vous devez accepter simplement parce que cela est un fait, “vous n’avez pas eu votre permis” (par exemple). Mais dans beaucoup trop de cas nous acceptons les faits de l’existence en leur “résistant”.

Je ne comprends pas cette dernière phrase.
Si nous acceptons en résistant, comment devrait être notre attitude pour accepter ces créations et s'en libérer pour créer ce que nous désirons réellement en conscience ?

En quoi accepterions nous de ne pas avoir le permis, sans résistance (pour reprendre cet exemple) ?
Peux-tu développer s'il te plait ?


Claude,
Accepter les faits en leur résistant ce n’est pas vraiment accepter puisque l’on va créer un peu ou beaucoup contre la création qui devrait être pleinement acceptée. En résistant, nous ne faisons l’expérience que d’une partie de la création, une autre partie reste en suspens et donc le cycle se représentera plus tard.

Concernant la question : comment devrait être notre attitude pour accepter ces créations et s'en libérer pour créer...
Ma réponse pourrait être une autre question : comment est votre attitude quand vous acceptez de faire l'expérience d'une création et ainsi vous en libérer ?

A mon avis vous pouvez facilement répondre à cette question et cela vous donnera une direction sur le comment faire, mais avoir la capacité de le faire peut demander à certaines personnes un important travail de développement d’aptitude.

Concernant la question : En quoi accepterions nous de ne pas avoir le permis, sans résistance
Si je comprends bien la question, accepter de ne pas avoir son permis de conduire c’est accepter simplement cette évidence (ne pas avoir son permis) et les conséquences que cela entraîne. Cela veut dire aussi ne pas ajouter des croyances ou créations indésirables du genre “je n’ai pas eu de chance ou l'examinateur a été malveillant ou c’est toujours comme cela je ne réussis pas facilement...” qui sont des vieux programmes et des résistances que l’échec momentané a revivifié (redonné vie) et qui risquent de créer un peu de complication supplémentaire.
 
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